L’histoire de la philosophie : des philosophes grecs à nos contemporains

L’Histoire de la philosophie, c’est l’histoire de l’évolution des concepts formulés par des philosophes à travers les époques. Les débuts historiques de la philosophie, telle que nous la connaissons aujourd’hui, ont émergé dans l’Antiquité grecque, popularisée par des penseurs dont les noms sont devenus célèbres : Aristote, Socrate, Épicure, Archimède, Plutarque, ou encore Thales et Pythagore étaient également des philosophes. Socrate par exemple a gagné le surnom de « père de la philosophie », car le penseur a ouvert la voie à de nombreux autres à travers les siècles. Si Platon et Aristote sont sans doute les plus populaires, la discipline attire des penseurs aux profils très différents et a des connexions avec de nombreuses autres sciences comme les mathématiques, la physique ou encore l’astronomie.

Des origines aux influences multiples

Contrairement à une idée très répandue, l’origine de la philosophie n’est pas uniquement liée à la Grèce. Il est plus juste d’affirmer que les théories et les concepts à l’origine de nos connaissances philosophiques actuelles sont nés en Asie Mineure et en Orient, avant d’avoir été exportés en Occident par les flux culturels. C’est dans la ville de Milet, une ancienne cité, qu’un regroupement de physiciens établit ses premières spéculations. Cette première forme de philosophie connue est alors appelée « Ionienne », en hommage à son origine.

Dès le VIe siècle avant J.-C., la philosophie ionienne s’intéresse à la nature profonde des sujets qu’elle aborde. Dès ses débuts, cette forme de philosophie rappelle que son principe n’a pas pour unique objectif d’unifier l’expérience que le penseur a du monde. La place de la diversité est importante, car elle permet de comprendre que plusieurs phénomènes peuvent avoir une seule et unique origine. Le travail des premiers philosophes grecs leur a souvent donné l’appellation de « sages » auprès de diverses communautés. Ce terme était déjà utilisé à l’époque d’Homère, donné à une forme de supériorité trouvant ses sources dans un fond d’habileté technique. En pratique, le sage n’est autre que celui qui « s’entend » à la réalisation d’un objectif. Ce n’est plus que tard que le mot s’appropriera une forme de supériorité basée sur les connaissances et le savoir.

Le terme aujourd’hui courant de « sagesse » est ensuite utilisé pour désigner une forme de savoir dite « totale ». La sagesse fait opposition aux lots de savoirs acquis grâce à des disciplines vues comme plus matérialistes, telles que les sciences, mais aussi les domaines exclusivement techniques. Le savoir offert par la philosophie se veut intégral. Ses bases, enseignées dans un programme de cours classique, rappellent que la naissance de la philo a aussi ouvert la voie à un nouveau type d’hommes « pensants ». Les sophistes, comme on les appelle, ont néanmoins recours à des moyens différents pour exercer leur savoir : si certains optent pour une accumulation de données partielles, d’autres apprécient de revenir à l’origine des principes de toutes choses.

À l’image de la philosophie, l’histoire des structures et des disciplines liées à la philosophie ne repose pas sur une route simpliste ou rectiligne. Sujette aux controverses, elle peut emprunter des voies multiples et des facettes très variées.

Différentes méthodes pour un même but

La finalité de la philosophie, tout comme sa méthodologie, est comprise de diverses manières. Chaque penseur a ainsi son avis et ses analyses sur la question. Il s’agit d’une branche des sciences subjectives dont les conclusions dépendent des conditions dans lesquelles nous réalisons cette activité philosophique. Il est couramment admis que la philosophie a aussi révélé des difficultés liées à sa conception et à la méthodologie de la discipline elle-même. Ses particularités ont notamment fait naître des questionnements sur sa légitimité, mais aussi sur sa nécessité ou ses possibles limites.

Dès lors, la philosophie permet d’analyser des questions, comme l’utilité de faire éclore un système conforme aux normes actuelles. La discipline s’intéresse à des domaines comme les faits naturels, et l’implication de certaines causes dans leur réalisation. Si les faits sont jugés inflexibles, la nature même de l’analyse philosophique permet au penseur de se focaliser sur les éléments pouvant faciliter la découverte des enchaînements. La philosophie s’intéresse ainsi aux différents éléments qui peuvent être pris en compte dans le phénomène d’éclosion.

L’usage de cette science ne permet pas de prendre en considération les concepts qui ne font appel qu’à la logique. L’accession d’une théorie est alors estimée comme une phase logique de l’évolution d’une ou de plusieurs idées : une évolution qui se veut nécessaire, voire indispensable pour obtenir la conclusion recherchée. Les concepts en eux-mêmes doivent contribuer à expliquer les réflexions de la pensée individuelle. La spontanéité des réflexions, le bon usage des principes mis à disposition sont évoqués pour marquer l’importance du génie spéculatif. La philosophie s’exerce alors dans l’établissement de théories reconnaissables par leur originalité.

Un développement basé sur la science

L’histoire de la philosophie est d’origine multiple : Occident, Orient… où la discipline est pratiquée bien avant que le terme qui la définira plus tard ne soit largement adopté ! Le terme « philosophie » est aujourd’hui associé à un domaine à part entière, qui s’inscrit d’abord dans une démarche intellectuelle, propre aux générations de penseurs précédant l’ère de Socrate. Cette génération, contrairement à celles qui arriveront plus tard, s’intéresse premièrement à la physique. Celle-ci est alors perçue comme un domaine qui crée une rupture avec les connaissances mythologiques, jusque là répandues. Elle coupe ainsi le pas aux croyances religieuses et aux illusions poétiques, donnant naissance à une forme de philosophie occidentale telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Socrate, Platon et Aristote, des acteurs majeurs de l’histoire de la philosophie

L’apparition de la philosophie grecque concorde avec le développement de la culture démocratique athénienne, encore en place au Ve siècle av. J.-C. et Socrate va lui apporter une révolution majeure. Son approche et le mode d’introduction de ses méthodes continuent à faire des émules aujourd’hui dans le domaine de la philosophie. La popularité de Socrate se retrouve dans sa réputation : il s’opposait avec intelligence aux discours d’alors qu’il considérait comme trompeurs. Ses élèves, surnommés les sophistes, ont acquis la réputation d’être des orateurs d’exception, avec de fortes capacités à persuader les foules.

La discipline a pour objectif de focaliser les réflexions sur les nombreux questionnements que l’être humain se pose au quotidien. Si Socrate a eu le privilège de définir les bases de la philosophie, c’est à son élève Platon et à ses Dialogues qu’on doit de l’avoir couché par écrit. Platon a permis de conserver l’héritage de Socrate et même d’aller plus loin, et le terme de « philosophie » a fini par s’imposer pour définir un domaine consacré à la recherche de la vérité.

Le développement de la philosophie repose ainsi sur de nombreux domaines d’étude. Il admet aussi bien les méditations centrées sur la nature que les réflexions sur l’âme humaine ou encore la politique. Dans l’absolu, la discipline s’intéresse également à des domaines aussi subjectifs que le beau, l’éthique ou ce que l’on peut considérer comme la connaissance. En bon élève de Platon, Aristote poursuivra les travaux de ses mentors.

Le développement progressif de la philosophie repose aussi sur des approches pouvant contredire les premières conclusions des penseurs de référence. S’appropriant et exploitant les bases de plusieurs domaines scientifiques, la philosophie touche aussi des domaines comme la logique par la science du raisonnement. Des sujets aux aspirations plus objectives sont aussi envisagés avec les mêmes considérations, c’est, par exemple, le cas des études centrées sur les différentes espèces animales.

Dès ses débuts, la philosophie est fermement associée à d’autres formes de sciences, et les philosophes exercent souvent plusieurs disciplines à la fois. Si cette revendication est encore d’actualité, les siècles ont cependant creusé l’écart entre les différents domaines d’expertise. Aujourd’hui considérée comme la mère de toutes les sciences, la philosophie s’intéresse à une réflexion constante sur les réalités de la nature ou les principes de la métaphysique. S’ils se limitaient d’abord aux cadres des désirs et des passions, ils ont rapidement évolué pour adopter un spectre plus large.

Entre fatalisme, miracle et hasard

La philosophie est aussi un domaine qui navigue entre les extrêmes : marquée d’un côté par des concepts rigides avancés par les fatalistes, d’un autre côté, elle est aussi largement considérée comme dépendant en grande partie du hasard, des épiphanies ou des miracles. La philosophie étant une science entièrement ouverte, elle admet un positionnement conciliateur entre deux camps opposables dans d’autres domaines. Les particularités du domaine ont initié un esprit ouvert et une habitude de tolérance commune à tous les scientifiques : l’exploitation des informations considérées comme des faits est source d’enseignement, que tout penseur doit aujourd’hui prendre en compte. Ce constat influence les mouvements de pensées des aspirations philosophiques. Naviguer entre deux extrêmes a contribué à apporter une certaine ouverture dans le mode de pensée des rigides, qui respecteront alors cette nécessité d’analyse pour favoriser l’apparition de générations bien plus ouvertes de disciples.

Émergeant principalement dans les milieux intellectuels, ces penseurs aux inspirations philosophiques se basent sur des circonstances ou des recours sociaux à l’origine de leurs influences. Favoriser les successions de doctrines philosophiques a notamment contribué à l’ouverture d’établissements spécialisés dans ce domaine d’activité, des écoles de pensée. Les cours particuliers de philosophie rappellent que l’individualité de la discipline ne remet pas en cause sa généralité. Ces critères sont considérés comme des caractères opposés, mais complémentaires, car ils contribuent tous deux à l’histoire de la philosophie.

Pour chaque philosophe, son identité et son origine seront aussi des critères à prendre en compte pour appréhender leur mode de pensée. D’illustres penseurs ont ainsi participé à son fondement, au développement et au renouvellement des institutions dédiées à son apprentissage.

L’émergence de nouvelles sciences humaines

L’évolution de la philosophie s’étend sur de nombreux siècles : évoluant elle-même au rythme du monde, elle est également à l’origine d’un certain nombre de bouleversements, parfois cause ou conséquence de changements sociétaux majeurs. Durant l’ère romantique par exemple, l’idéalisme initié par les penseurs allemands a été à l’origine d’un développement nouveau de la discipline. La nouvelle forme plébiscitée par les philosophes associe nature et philosophie morale. Cette évolution philosophique correspond à l’émergence d’avancées scientifiques majeures, initiant les débuts de l’ère moderne.

Elle s’inscrit ainsi dans le même cycle des premiers progrès technologiques que les grands penseurs et inventeurs grecs comme Aristote ou Ptolémée. On voit par la suite apparaître le positivisme, par lequel de nouveaux penseurs condamnent fermement la métaphysique et mettent en avant les sciences dont ils s’inspirent. Cette intervention d’Auguste Comte est également à l’origine d’une forme de science nouvelle, dont le concept n’est pas étranger à la philosophie : ce sont les débuts de la sociologie.

L’évolution de la philosophie a aussi donné naissance au concept de la psychologie. Bien qu’elle soit longtemps restée dans le domaine expérimental, la discipline finit par gagner en autonomie pour devenir une science à part entière, qui évoluera à la fois de son côté et à la fois en parallèle de la philo. À l’approche de la Révolution Industrielle, ces principes désormais détachés de la philosophie n’en sont qu’à leurs débuts : c’est au cours du XIXe siècle, le siècle des Lumières, que le nombre de courants d’idées commence réellement à se multiplier.

La philosophie devient un acteur majeur dans le domaine de l’économie, mais aussi de la politique. Le développement de ces secteurs d’activité donne aussi naissance à d’autres mouvements, comme le pragmatisme. Dans l’absolu, la philosophie a contribué à bousculer les concepts associés à d’anciennes doctrines. Actuellement considérée comme la principale source d’influence du structuralisme et de l’existentialisme, la phénoménologie se révélera ainsi un des courants les plus importants de ce siècle. Le développement de la philosophie analytique s’accélère, donnant naissance à une nouvelle forme d’exploitation des traditions logiques et d’autres sciences d’analyse du langage. Certaines situations qui bénéficient aujourd’hui de leur propre succès doivent beaucoup à la philosophie. Ses particularités et son absence de limites en font un domaine qui possède suffisamment de potentiel pour contribuer à l’amélioration des domaines qu’elle a contribué à créer.

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