« La poésie restait abattue, gisante, privée d’honneur et de dignité, lorsque ce grand homme, Dante Alighieri, la rappela comme à la lumière, hors des ténèbres de l’abîme et lui tendant la main, redressa sur ses pieds l’art tombé ». Cette citation de Filippo Villani résonne comme le point de départ d’un mouvement exceptionnel qui prit racine au XIIIe siècle pour se développer de manière grandiose au XIVe, XVe et XVIe siècle. Ce que l’on appelle la Renaissance prend la suite du vieux Moyen Age vu comme une période sombre. Dans cet article, nous tenterons de cerner ce phénomène et particulièrement les causes de celui-ci. L’historiographie est dense autour de cette période et les historiens d’aujourd’hui s’accordent à souligner une primauté de la péninsule italienne dans ce mouvement renaissant. Nous verrons que l’imprimerie est la pierre angulaire de ce mouvement intellectuel et culturel et que la mode pour la collection est à la base d’un renouveau des arts. Mais parlons tout d’abord de ce terme de Renaissance et le lien que l’on peut tisser avec un autre phénomène antérieur, l’humanisme.

la Renaissance
L'Ecole d'Athènes de Raphaël

La Renaissance, un terme et un concept à rapprocher avec l’humanisme

L’humanisme ou la redécouverte des beautés de l’antiquité

La Renaissance cache un autre mouvement apparu plus tôt, l’humanisme. Ce terme apparu dans l’historiographie du XIXe siècle désigne un bouleversement profond des savoirs, de la méthode et de la pensée. Les Umanista ou humanistes viennent de milieux professoraux et étudiants italiens. Ce sont des spécialistes de textes anciens capables de comprendre le grec, le latin et l’hébreu. Ils étudient les textes dans leur version d’origine et non dans leurs traductions biaisées du Moyen Age et les remettent dans leur contexte de création dans une perpétuelle redécouverte de l’Antiquité. Aujourd’hui, on les appellerait des philologues. Cela s’accompagne d’une redécouverte des savoirs antiques ainsi que de la philosophie. C’est une rupture avec la scolastique du Moyen Age et une volonté de changer la vision du monde et de l’homme et de renaître après les « âges sombres » que constituent pour les intellectuels italiens le Moyen Age.

Les humanistes s’attèlent à la tâche. Ils cherchent les manuscrits antiques, ils fouillent. C’est ainsi que Coluccio Salutati retrouve les lettres de Cicéron. Mais dans la plupart des cas les anciens livres de la Grèce antique notamment sont achetés à prix d’or en Orient. On voit alors apparaître de grandes bibliothèques telles que celle du Vatican passant de 340 ouvrages en 1447 à 1200 en 1455.

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D’où vient le terme de Renaissance ?

C’est au XVIIIe siècle en France que le terme de Renaissance apparaît avec sa majuscule. Au XVIe siècle, Giorgio Vasari employait déjà le terme de Rinascita. Mais cette idée de la renaissance, la renaissance de l’Italie tel un phénix sur les cendre de l’empire romain laissées par le sombre Moyen-Age émerge bien plus tôt au XIVe siècle. L’expression de Pétrarque « l’âge des ténèbres » qualifiant l’époque médiévale est en cela significative. Mais la Renaissance dans les esprits ne se borne à l’époque qu’aux frontières de l’art et de la culture en générale. Les historiens contemporains du XIXe et XXe siècle vont beaucoup plus loin dans la démarche d’analyse.

Nous avions l’habitude d’être sous la forme humaine laide et abominable des ténèbres de l’ignorance de lourdes et grosses bêtes. A présent, par l’institution en toutes bonnes sciences, nous comprenons quelques chose et somme véritablement devenus hommes.

Pierre Galland dans l’Oraison funèbre de François I en 1547.

L’historiographie autour de ce terme de Renaissance

Le père de l’histoire nationale en France, Jules Michelet relance dans le débat historiographique le terme de Renaissance et le concept autour de ce mot. Même si il reconnaît une antériorité des italiens dans ce domaine, il voit la France comme le pays où la Renaissance s’est véritablement développée au XVIe siècle. Jacob Burckhardt pousse l’analyse plus loin avec l’utilisation en 1860 de l’expression de « civilisation de la Renaissance ». Il théorise l’idée d’un changement profond en Europe avec le début de l’Age Moderne et le triomphe de l’homme. Toute cette effervescence des historiens pour cette période marque aussi dans le même temps un déclassement du Moyen Age. Ce n’est qu’au XXe siècle qu’une analyse plus profonde de la part notamment des médiévistes montre que le Moyen Age participe à la Renaissance. On voit apparaître dans les débats de nouvelles renaissances telles que la Renaissance Carolingienne. C’est ainsi un lent processus qui permet de voir émerger ce grand mouvement au XIVe, XVe et XVIe siècle.

Une apparition en Italie avec Florence comme figure de proue

Pourquoi l’Italie ?

C’est une question qui agite les historiens encore aujourd’hui car il est vrai que le constat d’une antériorité italienne est irréfutable mais la raison de cette antériorité est assez dure à expliquer. Seules quelques hypothèses ressortent des différentes analyses.

Dans un premier temps, il faut noter le caractère profondément urbain de l’Italie. Les villes héritées de l’Empire Romain se développe sur les bases urbanistiques antiques. La Peste Noire de 1347-1348 marque un arrêt dans ce processus qui reprend au XVe siècle.

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Naples au XVe siècle

Elisabeth Crouzet-Pavan, professeure émérite à la Sorbonne distingue un caractère profond de compétition entre les Etats italiens qui est unique en Europe. Les Etats se livrent une guerre par les armes et par l’argent, mais aussi par la plume, le pinceau et l’esprit.

Crouzet-Pavan retire une seconde raison essentielle au développement des arts, c’est la richesse. L’Italie rayonne économiquement avec le développement d’un grand commerce, d’échange dans la mer méditerranée, la création des premières banques, une agriculture et un artisanat en pleine croissance. Tous ces commerces participent aussi à l’échange entre Etats, des échanges économiques qui se traduisent parfois en échange culturels avec du mécénat. La prospérité s’accompagne souvent d’une richesse culturelle dans un élan d’optimisme.

Troisième raison soulevée par Crouzet-Pavan, c’est la nostalgie de l’empire romain encore très présent dans le paysage urbain à travers les nombreux vestiges. Les humanistes restaurent certes les textes anciens dans leur pureté mais s’intéressent aussi à la renaissance des vestiges.

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Florence, la ville de la Renaissance

L’humanisme apparaît plus tôt dans le Nord de l’Italie. Florence en constitue la figure de proue avec une primauté dans les études philologiques humanistes mais aussi dans la création artistique. Comme on va le voir dans la suite de l’article, les grandes familles constituent un carburant essentiel pour faire avancer ce mouvement de Renaissance. Et à Florence la plus célèbre de ses familles, les Médicis, commence à régner en maître sur la ville, construisant palais sur palais dans l’espoir de recréer la mythique Athènes. Cosme de Médicis puis Laurent le Magnifique mènent une politique culturelle et se proclame défenseur des arts et des lettres avec en toile de fond un chauvinisme bien florentin. Les membres des grandes familles sont souvent les premiers collectionneurs italiens et ainsi les premiers clients des peintres naissants. Les Médicis ne dérogent pas à la règle et Léonard de Vinci ne sera que combler de toutes les commandes faites par la grande famille florentine.

Florence

Les autres centres culturels importants

Florence est loin d’être le seul à portée l’étendard de la politique culturelle. Venise n’a pas à se plaindre d’une faiblesse culturelle. Et les Etats qui ne peuvent défendre une politique étrangère forte se rabattent souvent sur une puissance culturelle resplendissante. C’est ainsi le cas des petits Etats de Mantoue et Ferrare qui à travers respectivement les familles des Gonzague et d’Este font vivre la vie culturelle italienne. Les plus grands artistes italiens se rendent dans leur cours et partagent leurs connaissances et leur savoir-faire dans un esprit tout de même de compétition artistique assez forte.

Rome ou Naples restent dans le sud de l’Italie des Etats culturels forts avec notamment la volonté d’un homme. Alphonse le Magnanime de la grande famille espagnole des Aragonais régnant sur le Royaume de Naples, de Sicile et de Sardaigne développe par ses nombreuses commandes la vie culturelle du sud de la péninsule, la cours d’Urbino en est le symbole parfait.

Tout cet esprit artistique vit le jour aussi et surtout par le voyage, le voyage des commanditaires mais aussi des artistes eux-mêmes. On voyage à l’époque de cours en cours pour vendre ses talent. 

L’imprimerie, une innovation primordiale pour la Renaissance

L’imprimerie est à n’en pas douter l’une des inventions les plus importantes de l’histoire. Écrire des textes ne relève pas du plus grand exploit mais les propager dans le monde via des centaines d’exemplaires est une tout autre histoire. Et les innovations d’un certain Gutenberg ne sont pas pour déplaire aux intellectuels humanistes.

Les innovations de Gutenberg

L’allemand Johann Gutenberg né à Mayence vers 1395 et meurt dans la même ville en 1468. Durant sa formation d’orfèvre ainsi que ces différentes professions dans ces ateliers de pierres notamment il développe déjà un esprit d’artisanat propice à la réalisation de grandes choses. Alors que le hollandais Laurens Janszoon entreprend les premières recherches sur l’impression de textes, Gutenberg entre dans la danse.

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Gutenberg inventant l'imprimerie par Jean-Antoine Laurent

Après quatre années de dur labeur, il parvient grâce à ses notions d’orfèvrerie à disposer des caractères mobiles, réutilisables et interchangeables dans un alliage d’antimoine, d’étain et de plomb dans une presse puissante. Après avoir disposé la feuille dans la presse, viens ensuite le choix de l’encre et là encore la réflexion de Gutenberg et de ses associés se révèle être primordiale puisque c’est une encre à base d’huile qui est utilisé empêchant toute tâche lors de l’impression.

Ainsi Gutenberg imprime à 300 exemplaires en 1455 sa célèbre « bible à 42 lignes » qui est un succès immédiat qui présage de la grande révolution des livres à la Renaissance.

Les imprimeurs, exemple dans la Sérénissime

Le nombre de livre imprimés avant 1500 est énorme avec une approximation autour de 15 à 20 millions d’ouvrages. Si Paris voit son premier atelier typographique être construit en 1470 et Rome en 1465, Venise va devenir progressivement l’un des centres majeurs de cette nouvelle industrie culturelle. Avec plus de 70 ateliers actifs au XVe siècle, Venise et ses 100 000 habitants dont des lettrés, des artisans et des investisseurs participent à l’effervescence culturelle de la Renaissance. Le grand empire vénitien qui s’étend jusqu’à la mer Egée permet à la sérénissime de constituer un commerce culturel à son avantage avec le rapatriement notamment des œuvres antiques.

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Atelier d'imprimerie

L’image ci-dessus est une gravure réalisée par Jan Van Der Straet. Elle représente un atelier d’imprimerie. On voit dès lors clairement la répartition des activités entre les employés. Ainsi les personnages à gauche de l’image disposent les caractères mobiles en plomb dans un composteur puis dans une casse située devant eux. Le personnage du fond dispose à l’aide d’éponges disposées dans ses mains l’encre sur les caractères. Ensuite l’homme disposé devant lui sur la gravure presse le papier sur les caractère de manière à imprimer. Il ne reste plus qu’à sécher. On relie les textes pour vérifier qu’il n’y ai pas de fautes.

L’exportation des textes imprimés ne se fait pas qu’en Italie. Venise vise en effet un marché beaucoup plus large s’étendant dans toute l’Europe. Dès lors que l’imprimerie est inventée la forme du texte et du livre varie selon les modes et le public visé. Le format poche inventé par Aldo Manuce se répand au début du XVIe siècle. Les habitudes héritées du Moyen Age comme les illustrations sur les marges restent d’actualité mais tendent à se perdre au cours de la Renaissance. Une lecture plus populaire est permise par le développement des ouvrages in octavo en langue vernaculaire (vénitien ou florentin) qui touche un public plus large.

Aldo Manuce, la figure de l’éditeur

Aldo Manuzio né à Bassiano dans la Latium (région de Rome) en 1450. Il est originaire d’une famille aisée. Après avoir étudié le latin à Rome et le grec à Ferrare, Alde est appelé par un ami à être le précepteur de jeunes princes, futurs investisseurs dans l’entreprise d’Alde. En 1490, Manuce débarque à Venise. Avant de devenir le prince des éditeurs vénitiens, Alde pose les bases de son futur grand atelier. Avec la chute de Constantinople, Venise voit l’arrivée de nombreux érudits grecs et Alde Manuce en profite pour les employer à collecter et éditer les textes classiques. En 1500 est fondé l’Académie Aldine qui officialise le travail des érudits.

Manuce est en première ligne dans la fabrication des livres. Il conçoit l’encre et s’occupe de la reliure des livres. Alde est un véritable passionné des lettres et se démarque d’un certain nombre d’éditeurs vénaux. Ainsi il s’intéresse à l’évolution de sa profession à travers les techniques d’écriture et plus particulièrement la police. Il est à l’origine d’une innovation importante qui permet en outre d’économiser des pages et donc du temps de travail et aussi d’abaisser le coût de production. Cette innovation est l’écriture italique. Avoir le sentiment que le texte est écrit à la main alors qu’il est imprimé, voilà ce que cherche Alde Manuce. C’est en réalité Francesco Griffo qui fait fondre des caractères semi-cursifs qui rappelle la plume du célèbre poète grec Plutarque.

Constantin Lascaris est en 1495 la première publication de l’imprimeur vénitien. Alde crée lui-même un dictionnaire gréco-latin en 1497. S’ensuit une augmentation importante des éditions principalement en grecque et en latin d’œuvres d’auteurs célèbres tel qu’Hésiode, Aristophane ou Hérodote. Certains contemporains ayant traduit des textes grecs en latin viennent voir l’imprimeur pour lui proposer l’édition. C’est le cas d’Erasme qui par des mots élogieux à l’encontre d’Alde, lui enjoint d’éditer ses textes. On retrouve toute une correspondance entre les deux hommes et Erasme se rend même à Venise pour découvrir le monde des imprimeurs. On reconnait une édition aldine par le symbole du dauphin enlacé autour d’une encre avec les initiale ALDVS.

Comme on l’a vu Alde est un passionné peut être trop. Il néglige sa famille et voit sa santé se détériorer avec la peste. S’ajoute à cela des grèves qui viennent le perturber dans son travail ainsi qu’une concurrence sans vergogne en face. Il faut dire que les conditions de travail dans les ateliers sont très compliqué (encre toxique, travail physique sans pose, etc…). C’est donc un Alde Manuce épuisé mais fière de sa carrière qui meurt le 6 février 1514. Ses descendants reprennent pour un temps l’affaire familiale. Alde Manuce reste une grande figure de l’humanisme et a participé grandement à la diffusion de la littérature grecque et latine dans toute l’Europe. Mais Alde est aussi celui qui comprit l’émergence de nouveaux lecteurs et d’un nouveau plaisir de lire.

La lecture, un plaisir à la mode

Les universitaires, étudiants et professeurs n’ont plus le monopole de la lecture en cette fin de XVe siècle et ça les imprimeurs l’ont bien compris. Ces derniers visent maintenant un public qui se complet dans le plaisir de lire, d’emporter avec eux lors de voyage un livre. Ces nouveaux lecteurs dans cette société encore très analphabète se situent logiquement dans la bourgeoisie cultivée urbaine. Ces lecteurs apportent de l’importance pour la facilité de lecture et la beauté de l’écriture. Ainsi comme on l’a vu l’écriture « italique » se développe. Mais ce sont aussi des livres plus petits qui émergent avec au sein des textes des signes de ponctuations qui se rajoutent facilitant la lecture ainsi qu’un index, une numérotation des pages et d’autres innovations. La langue vernaculaire se développe aussi pour atteindre un public plus nombreux ne comprenant que partiellement le latin et le grec.

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Portait d'un jeune homme s'adonnant à la lecture par Lorenzo Lotto, XVIe siècle

Cependant derrière ce semblant d’ouverture à un nouveau public, il existe en Italie selon la thèse de l’historien Rudolf Hirsch une exclusion des classes populaires à la lecture des textes de par le désintérêt des éditeurs pour cette partie de la population mais aussi de la classe populaire elle-même pour les textes. Ce phénomène ne se retrouve pas en Allemagne ou en France et participe à une perte de vitesse des imprimeurs italiens face à la concurrence européenne au début du XVIe siècle.

Les collectionneurs : les grandes familles et les Papes

Le Moyen Age a vu la constitution de collections ecclésiastiques faites par des évêques voulant faire grandir la richesse de leur diocèse. Mais progressivement à la fin de l’époque médiévale et au début de la Renaissance, les princes laïques s’accaparent cette pratique culturelle et forment de véritables bibliothèques et collections d’objets. Ce n’est qu’au XVIIe siècle que des nobles participeront à la mode des collections privées. Pour l’heure, les princes italiens collectionnent d’abord des manuscrits puis diversifient leur collection avec des inscriptions et des monnaies. L’art de la médaille revient au XVe siècle et des hommes comme Francesco de Sangello comble les Médicis de toutes sortes de médailles qu’il publie dans des éditions. Les grandes familles sont les premières collectionneuses d’art et Isabelle d’Este marquise de Mantoue ne fait pas exception à la règle puisqu’elle fait édifier dans son palais une salle dédiée à ces objets de collections. Dans le même mouvement, les papes Léon X et Jules II collectionnent dans le palais du Belvédère des œuvres d’art antique tel qu’une célèbre sculpture d’Apollon. Ainsi les princes et les ecclésiastiques sont de loin les premiers collectionneurs d’art de la péninsule italienne.

Le mode d’acquisition varie selon les moyens et le pouvoir du collectionneur. Ainsi les personnalités très prestigieuses reçoivent souvent en cadeau des œuvres antiques dans le cadre de bonnes relations diplomatiques. C’est ce que les historiens ont défini comme le système du don et du contre-don. Les guerres d’Italie provoquent le déplacement de multiples œuvres comme on a pu le voir plus tard sans anachronisme lors des guerres mondiales du XXe siècle. La préservation des œuvres est essentielle et des collectionneurs tel qu’Isabelle d’Este utilisent tous les moyens pour augmenter leur collection. François I voit dans les œuvres d’art un moyen d’atteindre une puissance culturelle et de devenir le pays de la Renaissance et de prendre ce titre à l’Italie. Il charge Francesco Pirmaticcio de faire venir des œuvres en France mais ce n’est que sous forme de moulage que celle-ci entre dans le Royaume des Valois.

Collection de la Rome Antique par Giovanni Paolo Panini

On a donc vu à travers cet article les principales raisons pour lesquelles l’Europe a connu un bouleversement culturel sans précédent, une révolution synonyme de Renaissance car une volonté de faire renaître de leur cendre le phénix antique, les innombrables œuvres, manuscrits, sculptures, architectures, et savoirs que l’Antiquité nous a léguer mais que le Moyen Age a eu du mal à conserver. Nous nous sommes attardés sur le modèle italien car oui l’Italie est un modèle à l’époque. Même s’il existe de multiples renaissances en Angleterre, Allemagne, Russie ou France, elles ont toujours un rapport avec l’Italie. Les Italiens exportent leur modèle car ils ont conscience de leur primauté en matière de rinascita. Ils aiment leur pays qui n’existe pas politiquement mais intellectuellement, spirituellement et culturellement. On termine sur cette citation équivoque de Machiavel : « J’aime mon pays plus que mon âme ».

Écrit par Hugo Thompson.

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