L’émergence du christianisme n’est pas un phénomène facile à expliquer ni même à décrire. Il est en effet pluriel, universel et touche énormément de sphère de la société. Pour le traiter, il faut se reposer sur des sources et des textes canoniques écrits par des clercs. Mais c’est surtout l’archéologie qui nous apporte beaucoup dans l’étude de la chrétienté à la fin de l’Antiquité Tardive et au début du Moyen Age. La cité notamment de par son évolution caractéristique nous montre pleinement la prise de pouvoir de la religion sur les mœurs mais surtout sur le paysage à travers l’omniprésence de la figure de l’évêque. Penchons-nous d’abord sur ce phénomène de christianisation avant de voir son effet sur la cité.

Histoire de la France médiévale

La christianisation

C’est par l’Edit de Milan de 313 que l’empereur Constantin concède aux chrétiens la liberté de culte. Nous sommes alors dans l’Empire Romain et c’est la première fois que le christianisme est autorisé par l’empire. Il en est finit des persécutions, ou des martyrs. La religion chrétienne peut poser ses bases et en 391 Théodose proclame le christianisme religion d’Etat. Le paganisme et toutes les pratiques païennes deviennent dès lors interdits.

L’Eglise doit alors s’adapter à cette nouvelle autorité, elle qui quelques années plus tôt était encore dans l’ombre. Ainsi dès 325, le Concile de Nicée pose les cadres dogmatiques et administratifs de l’Eglise. On définit alors une orthodoxie (un chemin à suivre) et parallèlement des institutions capables de contrer les courants hérétiques. L’arianisme est l’un de ses courants, le plus populaire sans aucun doute et donc le plus méprisé par l’Eglise. Il rejette la double nature humaine et divine du christ.

Politiquement l’Eglise est stratégique. La fin de l’Empire Romain d’Occident en 476 marque un certain vide pallié rapidement par l’arrivée de peuples barbares. Ainsi l’Eglise se montre stratégique et s’appuit par des alliances sur les royaumes barbares pour affermir sa puissance. Le baptême de Clovis est l’exemple parfait de cette politique pourrait-on dire diplomatique.

Mais le christianisme va surtout se propager dans la société et prendre le pouvoir dans la vie quotidienne des gens. Et c’est les figures de l’évêque et du moine qui vont être les vecteurs de propagations.  

Voir aussi l’article : Une brève histoire de l’histoire

Les diffuseurs du christiannisme

L’évêque

Un nouveau statut

Le nouvel Aaron (frère de Moise), le successeur de Saint Pierre et des apôtres, l’évêque à travers plusieurs qualifications désigne la même chose, le guide du peuple chrétien. Il est associé à l’image du berger, gardien du troupeau. La désignation de l’évêque a changé au fil du temps. Il est d’abord élu par le clergé et le pape mais progressivement il va y avoir un compromis entre le clergé et l’aristocratie locale (laïcs). Les rois interviendront plus tard directement dans le choix des évêques. Et l’on voit dès lors que l’origine des évêques est parfois franque. Des familles épiscopales se forment même, tel que le cercle familiale de Grégoire de Tours. Les évêques sont par ailleurs les garants d’une transmission de la culture classique à travers le latin qui perdurera dans les élites lettrées.

Les fonctions de l’évêque

L’évêque reçoit lors de son ordination plusieurs insignes. La crosse symbolise sa charge pastorale tandis que l’anneau symbolise son union avec l’Eglise. Le trône sur lequel s’assoit l’évêque dans la cathédrale se nomme la cathédra et symbolise la fonction d’enseignement de l’évêque. Et enfin pour les archevêques, il existe une écharpe de laine blanche avec une croix noire donné directement par le Pape. Tous ces insignes marquent le fait que l’évêque a des fonctions. On peut en tirer trois principales.

La première fonction consiste tout simplement à définir le dogme et à défendre la foi. C’est au sein de synodes (réunion d’évêques d’un même royaume) que des décisions relevant de la doctrine chrétienne sont adoptés. Elles peuvent prendre la forme de canons et entrer ainsi dans le droit canonique. Cette fonction consiste surtout à combattre le paganisme comme on l’a dit plus haut.

La propagation de la foi est le second objet essentiel de la mission pastorale. Il existe différentes façon de propager le culte chrétien. La première étant pour l’évêque la messe dominicale. Les grandes fêtes religieuses telles que le Carême ou Pacques sont très utiles pour gagner des fidèles qui sont souvent éblouis par le décorum associé à ces fêtes. Les sermons, homélies ou prêches participent à cette catéchèse, cette diffusion de la parole de Dieu dans une perpétuelle relecture des textes que l’on nomme sous le terme d’exégèse. Preuve que les clercs sont en permanence dans une volonté de propagation et de diffusion. Les prêches et autres discours religieux passent sous la langue vernaculaire et délaissent le latin incompris par la population.

Enfin l’évêque est évidemment celui qui administre les sacrements. Il détient la plénitude du sacerdoce, c’est-à-dire qu’ils possèdent et transmet les pouvoirs sacrés. A cette époque où la christianisation marque les territoires, seul trois sacrements sont pratiqués. Le baptême d’abord pour faire entrer l’individu dans la chrétienté. Il y a l’eucharistie à chaque messe dominicale et enfin l’ordination pour qu’un individu devienne clerc.

Nous pouvons aussi parler d’autres missions de l’évêque plus secondaires mais pas à négliger. C’est le cas du devoir d’assistance envers les pauvres et les malades. L’évêque peut être juge dans un tribunal épiscopal, et a ainsi un pouvoir juridictionnel. Nous parlerons dans la suite de l’article du rôle de bâtisseur que l’évêque endosse notamment à cette période où la multiplication des édifices religieux est conséquente.

L’entourage de l’évêque : un soutien important

Dans toutes ces fonctions et ses missions de l’évêque, un entourage clérical est de mise. Ces clercs conseillers et soutiens, on les appellera plus tard au VIIIe siècle des chanoines. C’est le célèbre évêque Chrodegang qui institue ce nouveau statut. Les chanoines vont pouvoir relayer la parole de l’évêque dans les campagnes et ainsi devenir des personnages importants auprès de la population.

La puissance et la richesse de l’évêque

La sainteté est essentielle dans la mise en place de grande figure chrétienne comme Saint Didier de Cahors. Le Saint évêque va devenir un objet de culte et de mémoire auprès de la population. Des lieux de pèlerinage vont être associés à leur cathédrale. C’est un statut que les évêques veulent avoir à leur mort ou même de leur vivant. Ainsi cela permet à beaucoup d’hommes de devenir des modèles.

L’évêque outre sa richesse importante est aussi le propriétaire d’un immense patrimoine auquel va s’ajouter des pouvoirs temporels. Via le privilège de l’immunité transmis par le roi, l’évêque va devenir un véritable homme fort au sein de la cité, on peut même dire le maître de celle-ci. Il va pourvoir lever l’impôt et frapper monnaie.

Le moine

Le moine est le modèle parfait de ce que l’on appelle l’ascèse, c’est-à-dire l’effort visant dans une discipline à la perfection spirituelle à tout moment de la journée en s’imposant des privations. Cette pratique va être à l’origine réalisée à l’absolu. C’est notamment le cas de Simon le Styliste qui resta 20 ans en haut d’une colonne. Les premiers moines apparaissent aux IIIe-IVe siècle en Egypte, en Turquie, en Syrie et en Palestine. Ce sont des ermites et des anachorètes pour la plupart.

On évolue vers le cénobitisme, c’est-à-dire que tous ces hommes pratiquant une vie solitaire extrême vont être rassemblés au sein d’une communauté. Saint Martin, évêque de Tours va être l’un des précurseurs de ce mouvement cénobitique en rassemblant à Noirmoutier une communauté. Il pratique ainsi l’évêché et la vie monastique. Le monachisme irlandais vient en France sous l’égide de Saint Patrick et Saint Colomban. C’est ce dernier en 590 qui fonde des monastères très importants tel que celui de Luxeuil. Les moines selon le modèle irlandais bougent beaucoup, on dit qu’il pérégrine et ils sont qualifiés de moines gyrovagues.

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Un point sur la règle de Saint Benoit

Dans le monastère du Mont Cassin, Saint Benoit de Nursie écrit entre 530 et 536 la célèbre règle bénédictine encore adoptée aujourd’hui. C’est par 73 règles que la vie quotidienne du moine est contrôlée. La division du temps est essentielle selon Saint Benoit qui distribue dans la journée le travail, le repos et la prière. Plus tard sous les carolingiens cette règle va faire l’objet d’une diffusion impressionnante sous le contrôle de Saint Benoit d’Aniane.

L’aristocratie joue un rôle primordial dans la construction de monastère. Et ce n’est en vérité pas étonnant puisque les moines ont le devoir de prier pour les âmes des hommes et en particulier pour l’âme du bâtisseur du monastère et pour la mémoire de sa lignée aristocratique.

Même si leur rôle est d’être normalement déconnecté du siècle et de ne pas être infecté par les vices du siècle, les moines sont à fortiori présents dans la vie politique et certains sont même conseillers royaux.

Les historiens retiennent souvent des moines leur rôle de scribes. Ils sont fondateur de la culture chrétienne en se reposant par ailleurs sur un rejet total des cultures antiques. Outre l’écriture des textes, les moines participent grandement aux questions artistiques et architecturales de leur monastère.

Christianiser la société

Nous allons le voir le christianisme impacte fortement le paysage que ça soit en ville ou à la campagne. Mais il est important d’abord de noter l’impact sociétal à travers ce caractère universel qu’incarne cette nouvelle religion. Le christianisme touche les hommes et veut influencer leur morale. Dans les faits, les évolutions sont lentes mais présentes. La définition notamment du pêché va évoluer dans l’esprit des hommes du Moyen Age pour aller toujours vers une morale plus stricte. Les fidèles vont être happés par le Paradis dans une perpétuelle peur de l’Enfer. L’Eglise a ainsi imposé aux hommes leur vision du comportement chrétien.

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Un point sur les nouvelles pratiques funéraires au Moyen Age

L’archéologie funéraire a dévoilé ces dernières années un phénomène que l’on peut qualifier de christianisation de la mort à l’époque médiévale. On construit en effet à partir du IVe siècle des édifices sur des tombes de saint de manière à capter la sacralité du lieu. Ces basiliques funéraires s’organisent autour d’une nécropole où est enterré le saint dans le but que l’édifice capte la sacralité émanent du corps du saint. Ce type de bâtiment Ad sanctos (au plus près du Saint) est en quelques sortes l’origine de la pratique des reliques disposées dans les églises de manières à faire venir les fidèles. Dans les campagnes, l’église va progressivement s’associer à l’espace funéraire pour créer le cimetière aux alentours du XIe siècle. Dans le même temps les pratiques funéraires se multiplient sous l’action de l’église via une commémoration du défunt par des messes et des prières.

Quand on parle de christianiser la société, on fait avant tout référence à la lutte contre les pratiques païennes. L’époque est marquée par une chute de ces pratiques mais il existe par endroit une persistance de certains cultes et superstitions comme le culte des fontaines. L’Eglise abandonne vite l’idée d’une christianisation en force. Au contraire elle va faire en sorte que le paganisme soit noyé et dilué dans le christianisme.

Certaines actions du clergé sont caractéristiques de cette volonté de christianiser la société. Ainsi le baptême permet aux enfants dès le plus jeune âge d’être christianisés. On pratique parfois des châtiments corporels en cas d’absence à la messe mais la violence n’est pas la seul marge de manœuvre de l’Eglise. Cette dernière va plutôt tabler sur les relations conjugales et familiales et va tenter de s’immiscer dans celles-ci.

Le mariage est l’un des points centraux de la religion chrétienne et les textes bibliques, les évangiles, ou les écrits de Saint Paul et de Saint Augustin expliquent l’idée religieuse qui en découle. Le mariage est ainsi forcément monogame. L’union entre les époux devient une union sacré qui fixe des cadres strictes à la sexualité pour empêcher la luxure. Les pratiques sociales sont au début du Moyen Age complètement contraire à cette doctrine religieuse. On pratique en effet la polygamie au plus haut sommet de l’Etat. Charlemagne a ainsi douze femmes. Le mariage est souvent un moyen politique, économique pour faire grandir sa puissance ou agrandir un clan. C’est seulement au XIIe siècle que le mariage devient un sacrement. Dès lors l’Eglise avait déjà accepté beaucoup de chose pour s’adapter à la société. Il faut pour elle poser des interdictions telles que l’obligation pour une veuve de suivre une vie pieuse et chaste. La consanguinité est aussi un fléau que l’Eglise veut combattre.

Le christianisme n’a pas juste changé les gens, il a aussi changé les lieux, le paysage, le portrait urbain. C’est l’objet de cette seconde partie où l’on va tenter de comprendre l’évolution de la cité et le rôle de l’Eglise dans celle-ci.

La cité et la figure de l’évêque : témoin de la christianisation

L’évolution de la cité est depuis le XIXe siècle le sujet de nombreux débats chez les historiens notamment autour de la question de l’héritage gallo-romains. Nous n’allons pas ici faire état de toute l’historiographie mais nous intéresser à la cité au début du Moyen Age, époque où on la vue la christianisation bat son plein. C’’est dès lors la figure de l’évêque qui va se montrer essentielle dans le processus d’évolution de la société.

Evolution de la cité antique vers la cité médiévale

Les premières communautés religieuses urbaines

Avant la présence de l’évêque, se trouvent dans les cités des communautés chrétiennes qui mènent une politique d’évangélisation des sociétés urbaines. Que ça soit en Orient au Ier et IIe siècle après JC ou en Occident au IIIe et IVe siècle, ces communautés sont bien présentes dans et autour de la ville. Les évêques présents au concile d’Arles dressent des listes épiscopales nous permettant de mieux comprendre la présence de ces communautés au sein de la ville. Honorius nous présente au début du Ve siècle le paysage urbain de l’empire. On découvre alors qu’en Gaule, il y a 17 métropoles, 117 chefs-lieux et enfin des ports, des pôles économiques. On a longtemps cru que ces cités étaient le cadre de communautés religieuses ou de siège épiscopaux mais en réalité il existe nombre d’entre elle qui n’ont ni un évêque ni la présence d’une communauté religieuse.

Avant de devenir la ville de l’évêque, la cité est d’abord dans la loi romaine un cadre administratif, fiscal, juridique. C’est un lieu de pouvoir important dans l’organisation de l’empire. C’’est pour cette raison que l’Eglise et l’évêque choisissent la cité comme lieu du pouvoir de l’évêque. La christianisation est d’abord portée évidemment sur le plus grand nombre. Là où la population est concentrée, c’est donc logiquement en ville que l’évêque se rend en premier. On peut d’ailleurs noter que le Pape Léon I demande aux évêques de se disposer dans des villes avec un regain démographique et fuir celle avec un déclin du nombre d’habitants. Il ne faut pas non plus oublier que l’évêque sort souvent d’une famille riche et puissante et qu’ainsi il est déjà bercé dans le monde des grands. Hors ce monde des aristocrates vit essentiellement en ville. C’est le monde des sénateurs. On voit parfois des mouvements d’évêques de cité en cité pour de multiples raisons. C’est le cas de l’évêque de Langres qui décide de s’installer à Dijon, ville voisine et surtout plus puissante.

Une ville qui change de cartographie

Le point essentiel a développé ici est la mise en place aux IIe et IIIe siècle de grandes enceintes entourant la ville. Cette dernière se rétracte alors, c’est le cas de Bordeaux, Fréjus, Autun. L’appareillage (constitution du mur) des remparts est à la fois soigné et brouillon. Les premières pierres qui soutiennent sont bien disposées tandis que le haut est souvent en matériaux de réemploi pour élever un peu plus l’enceinte. Ce phénomène est assez répandu mais il subsiste encore quelques villes sans enceinte. Malgré ces murs, l’archéologie a démontré la persistance de population hors des murs. C’est ce qui a inspiré aux historiens l’expression de peaux de léopard pour qualifier l’urbanisme en place (mélange de vide et de concentré). Les murs ne sont aucunement mal vus par les hommes de l’époque du moins par les lettrés qui écrivent leur louange pour ces cités parfaite comme le poète bordelais Ausone.

L’emplacement du groupe épiscopal dans la ville et son rapport physique avec l’enceinte est un phénomène très intéressant à aborder. Il y a en effet une connexion entre l’enceinte et les premiers bâtiments. Une connexion, devrait-on dire un contact puisque les historiens ont remarqué que les premiers bâtiments religieux sont construits à côté de l’enceinte, mieux encore à côté de la porte. Il est évident dès lors que la groupe épiscopal avec l’évêque à sa tête joue un rôle majeur dans l’accueil des nouveaux arrivants dans la ville. Encore une fois ce n’est pas juste pour leur servir le café, c’est surtout pour les christianiser. Jean Guyon interprète ce rapport topologique dans un renforcement de la citadelle de la foi que veut constituer l’évêque.

La cité épiscopale : une ville conduite par la sainteté

L’évêque se dote pour mission de rendre sa ville sainte. Pour cela il se déploie sur deux fronts : l’urbanisme et le religieux. Il doit être le bâtisseur de nombreux bâtiments religieux mais il doit aussi faire venir des reliques de martyrs à commencer par ceux de la cité ou des anciens évêques. Ces reliques permettent une popularité de la foi et toutes ses missions de l’évêque contribuent à promouvoir l’unité liturgique de la ville.

L’évêque bâtisseur

L’évêque bâtisseur est une expression qui transparait parfaitement dans les vies et actes des évêques du Mans. Cette source si importante pour les médiévistes témoigne année après année, évêque après évêque de l’importance pour un évêque de marquer de son empreinte sa ville. C’est ainsi que les évêques adulent leur prédécesseur justement sur les changements urbanistiques qu’ils ont apporté durant leur vie. C’est cela qui sort en premier.

Les bâtiments s’accumulent autours de l’église mère pour donner ce que l’on appelle la mater ecclesiae. Il ne faut cependant pas se tromper. L’évêque n’est pas un urbaniste, il pose officiellement la première pierre, marque l’emplacement mais n’est en rien un ingénieur ou un penseur de la topographie de la ville, sauf rare exception (comme Téotolon, évêque de Tours).

Une société guidée par le calendrier religieux

Il est bien beau de construire un bâtiment, encore faut-il le consacrer. C’est la tâche de l’évêque, tâche qui pour une fois n’est jamais déléguée à un substitut de la communauté presbytérale. Les reliques interviennent grandement dans ce type d’action. Dans l’ordre des actions, l’évêque commence par le rite du lavement, puis applique une purification par le feu et l’encens avant une onction par les chrêmes et enfin le dépôt de la relique.

L’évêque est le premier contrôleur du culte des saints. Il a donc le devoir de transporter les reliques essentiellement dans la cathédrale qui a une prédominance sur les églises. Evidemment dans un mouvement de défense de sa cité, l’évêque garde les reliques pour ses monuments religieux de façon augmenter le pouvoir spirituelle ou du moins la popularité de sa cité. La figure du Saint est très caractéristique de cette politique de défense de la ville puisque souvent à cette époque les saints sont des hommes qui sont morts en odeur de sainteté pour avoir défendu directement lors d’une bataille une ville. C’est le cas ainsi de Germain à Paris face aux Normands. Le saint est le milites christi (défenseur du Christ).

Histoire de la France médiévale
La figure de l'évêque

D’autres articles sur le site Culture de Léthé parlerons des nombreux changements qui ont lieu à cette époque de la fin de l’Antiquité Tardive et d’autres se pencherons plus précisément sur la société médiévale et l’histoire médiévale. Vous pouvez dès à présent consulter notre article sur les débuts des Mérovingiens jusqu’à leur apogée.

Écrit par Hugo Thompson.

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